« Jean-Marie, ou Akuna pour les avertis, planqué en embuscade pour immortaliser votre foulée ou votre nage dans un cadre mythique. Visage aux origines métissées, corps de sportif passionné et oeil de photographe hors-pair, Akuna est à l’aventure outdoor ce que Di Caprio est au cinéma hollywoodien : un acteur audacieux qui a soif de liberté » – Sophie Boissont

Voilà, avec cette introduction un chouïa dithyrambique, me voilà mis sur un pied d’estale dont je suis prêt à sauter si l’atterrissage est dans la méditerranée du coté mes calanques marseillaises favorites, En Vau ou Sugiton, lieux fétiches de mes explorations en mode « free » swimrun. Co-fondateur de Swimrun France, association oeuvrant pour la promotion du swimrun (NDLR, le swimrun discipline tirant ses racines de Suède) est une pratique mêlant en alternance course à pied typée trail et natation en eau libre. Généralement on court en binômes qui ne doivent pas se séparer durant toute la course. Tout le matériel utilisé doit être transporté du début à la fin de l’épreuve.

Flashback ! Je suis né à… Paris ! Difficile à avouer quand tu vis à Marseille. Je viens de divers horizons et me suis enrichi de cette diversité. Mes parents ont quitté l’Indochine avec la fin de la colonisation française, dans mon arbre généalogique figurent un grand-père sénégalais, un arrière-grand-père français et une tripotée d’ancêtres vietnamiens. Aujourd’hui, j’ai de la famille à Dakar et au Vietnam mais je n’y suis jamais allé. Ceci dit, un jour j’irai c’est écrit. Le hasard de la vie professionnelle m’a conduit en Provence où je me sens heureux.

Dans mon quotiden, je me force à être optimiste. Je n’aime pas perdre du temps à ruminer des sentiments négatifs, la vie est trop courte. Sportifs ou pas, les défis demandent beaucoup de volonté, d’espérance et d’insouciance. La combine, c’est de vouloir toujours progresser, d’apprendre à aimer, pas seulement le résultat final, mais tout le processus qui mène au bout de ce défi quel qu’il soit.

Aujourd’hui, en tant que frais quinquado, la performance a laissé place à l’aventure, je n’ai plus envie de me mesurer, ni au chrono, ni aux autres. J’aime tracer ma route, dans les Calanques notamment où j’expérimente des enchaînements swimrun, souvent inédits, toujours magiques. Je recherche la contemplation, l’expérience, l’engagement, le partage… une grande tendance actuelle. Je suis également un grand lecteur passionné de tous horizons : philosophie, sciences, politique, mangas ou comics. L’entraînement concerne autant le corps que l’esprit.

En parlant d’esprit, j’ai développé a notion de « percer l’enveloppe« . C’est le point à retenir d’une discussion que j’ai eu avec Germain, et je crois qu’il a compris que j’étais définitivement perdu là haut. Je ne peux lui donner tort sur ce point, mais l’adage qui dit que les fêlures laissent passer la lumière m’encourage à vouloir percer l’enveloppe de notre savoir et capacité physique. Le swimrun possède une particularité intrinsèque de t’expédier dans deux mondes très différents constamment, le corps et l’esprit parfois se rebellent, s’adaptent, perdent la notion du temps, et on apprend sur soi, sur son partenaire, sur le chemin tantôt trop froid, trop chaud, trop dangereux ou trop beau. On apprend, on vit, on perce l’enveloppe du « connu » et des territoires vierges intérieurs ou extérieurs font le sel de notre existence. Repousser ses limites, certes mais ensemble devenons les pionniers de nos vies.

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Côté purement technique en swimrun, j’utilise la X-talon 225 dans les calanques au jour le jour car c’est une chaussure légère, flexible qui draine très bien l’eau. J’ai une bonne liberté de cheville à la nage et son rapport poids immergée / poids sec est l’un des plus performant.

Je vous emmène quelques secondes dans mes calanques !