Quel est le point commun entre les 3 amis Katie Schide, Germain Grangier et Julien Jorro ? Ils ont deux pieds ! certes, mais ils sont tous végétarien !
Comment enchaînent-ils les longues distances, les entraînements en se nourrissant principalement de fruits et de légumes ? Interview du pourquoi du comment avec Julien Jorro en porte parole.
Salut Julien, cela fait un petit bout de temps que tu cours sur le circuit Trail avec un palmarès qui s’étoffe d’année en année. Une de tes singularités, est que tu es végétarien en le revendiquant haut et fort. Tu l’es depuis toujours ? quelle a été la raison de ce changement ?
Je me suis toujours intéressé à la diététique pour améliorer la performance. Déjà à l’époque où j’étais encore coureur cycliste. Et au fil des années j’ai rencontré des personnes qui sont dans le Bio et des naturopathes. Ces personnes m’ont conseillé, fait testé de nouveaux aliments et progressivement je suis devenu végétarien. Je trouve que l’on se donne du mal à adapter son entrainement pour performer mais on néglige trop souvent notre carburant. Et c’est dans cette optique que j’ai opté pour le végétarisme et ses multiples bienfaits. En trail, les bienfaits sont énormes notamment en termes de récupération.
On entend souvent qu’il faut des protéines pour courir et qu’elles se résument par l’ingérence de viande et de poisson. Qu’est-ce que tu réponds à cela ?
Je dis que « le gras c’est la vie » ! Dans l’alimentation, il y a de nombreuses croyances. Elles sont amplifiées par certains médias et certains nutritionnistes qui ont pignon sur rue. Quand j’en entends certains parler, je rigole. Je n’ai aucun diplôme en nutrition mais j’ai, comme banc de test, mon corps et mon activité sportive. Du coup j’ai une certaine expérience des résultats que cela peut procurer ou non.
Donc les protéines, oui, il en faut pour la reconstruction musculaire. Mais pas que ça ! L’excès est le danger. Dans notre alimentation, nous mangeons trop de protéines. Par contre, nous négligeons les matières et aliments gras. Et pourtant ceux-là nous font autant de bien. Pour être en bonne santé, il faut manger de tout et surtout suivant ce que vous allez griller dans votre journée
Finalement, on est tous très peu consommateurs de protéines animales pour diverses raisons (on parle de végétariens flexible, «flexitariens »). Tu penses que c’est plus sain, que la défense de la cause animale a de vraies raisons ou que c’est juste un effet de mode ?
Les protéines animales ont pleins d’avantages. Mais ont des inconvénients. Et de gros inconvénients. D’une part elles provoquent dans le corps une digestion difficile qui génère des toxines. Elles laissent des traces dans notre organisme et génèrent des inflammations. Pour le sportif, c’est un frein à la performance. C’est mon avis.
Mais aussi, les protéines animales posent la question de l’élevage intensif. A-t-on besoin de toute cette viande ? ne peut-on pas réduire notre consommation ? (Je ne dis pas qu’il faut arrêter de manger de la viande). Je pense qu’un végétarien ou même un fléxitarien a cette préoccupation de varier pour réduire. Alors oui c’est un effet de mode certes, mais c’est aussi une nécessité car la production de protéine animale est très consommatrice d’eau et de protéines végétales ! A quoi bon nourrir un animal et lui faire consommer beaucoup d’eau alors que cet aliment et cette eau ingérée par l’animal, nous pourrions la consommer nous-même…. C’est à méditer !
Merci Julien, voilà qui soulève également un autre problème, les produits laitiers sont-ils vraiment nos amis pour la vie ? A suivre, donc !

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